Confier les clés de sa résidence secondaire : les six points à vérifier
Remettre ses clés à quelqu'un qu'on n'a jamais vu est le vrai obstacle de la conciergerie de résidence secondaire. Ce n'est pas une question de confiance mais d'organisation : ce qui est écrit avant se règle tout seul, ce qui ne l'est pas se règle mal, et toujours au mauvais moment.
1. L'assurance du prestataire
Demandez l'attestation de responsabilité civile professionnelle, à jour, au nom de l'entreprise. Vérifiez qu'elle couvre l'activité réellement exercée : une attestation « nettoyage » ne couvre pas la surveillance d'un bien inoccupé, et une attestation périmée ne couvre rien du tout. Vérifiez aussi, de votre côté, ce que votre propre contrat multirisque prévoit en cas d'inoccupation prolongée — beaucoup de contrats imposent des conditions au-delà d'un certain nombre de jours sans occupant.
2. Un mandat écrit, même court
Un document d'une page suffit, mais il doit exister. Il dit ce que le prestataire peut faire et ce qu'il ne peut pas faire : entrer, aérer, relever le courrier, faire intervenir un artisan, engager une dépense jusqu'à un plafond, déclencher une intervention d'urgence. Sans plafond écrit, un prestataire face à une fuite hésite — et l'hésitation coûte plus cher que la fuite.
3. Un inventaire, avec des photos datées
Photographiez chaque pièce, les objets de valeur, l'état des sols, du mobilier d'extérieur, de la piscine. Datez, conservez de votre côté, remettez une copie. C'est fastidieux une fois, et c'est ce qui empêche toute discussion ensuite — dans les deux sens : cela protège aussi le prestataire, à qui on ne pourra pas reprocher une rayure antérieure.
4. La traçabilité des accès
Sachez qui entre et quand. Trois solutions, par ordre de traçabilité croissante :
- Trousseau remis en main propre, avec un reçu signé. Simple, mais aucune trace des passages.
- Boîte à clés à code, code changé après chaque intervenant. Attention : un code qui ne change jamais finit par circuler.
- Serrure connectée avec un code par intervenant et un journal d'ouverture. C'est la seule solution qui répond réellement à la question « qui est entré mardi ? ».
Quelle que soit l'option, tenez une liste écrite des personnes détentrices d'un accès, et retirez-les quand la mission s'arrête.
5. La procédure en cas de sinistre
Écrivez à l'avance : qui appeler, dans quel ordre, et qui décide. Une fuite d'eau un 15 août, avec un propriétaire injoignable à l'étranger, se règle en trois heures ou en trois jours selon qu'un plombier a été désigné à l'avance et qu'un plafond de dépense a été fixé. Notez aussi l'emplacement des coupures — eau, électricité, gaz — dans un document laissé sur place.
6. La fréquence des passages, et leur preuve
Une visite mensuelle qui n'a laissé aucune trace n'a jamais eu lieu, du point de vue de celui qui paie. Exigez un compte rendu court avec photos datées à chaque passage : relevé de compteur, aération, courrier, état extérieur, fonctionnement des volets et de la climatisation. Cela vaut aussi pour le prestataire : c'est sa preuve de travail fait.
Ce que la plateforme change
Sur UpMyChain, le prestataire est un professionnel identifié par son SIREN, le paiement est bloqué jusqu'à votre validation, et les échanges restent écrits sur la plateforme — ce qui constitue, sans effort particulier, la trace dont vous aurez besoin le jour où quelque chose se passe mal. Les avis ne peuvent être déposés que par un client ayant réellement commandé et payé la prestation : ils ne sont ni achetés, ni retirés sur demande.
